Centre Hospitalier Gérontologique
de LA FERE
Webmaster : Josette HARDOUIN
60 numéros, 5 ans d'existence...
"ça vaut la peine d'être signalé !"

Un journal à l'Hôpital ? Géniâââl !!
(Par Mr Philippe AREZKI)

"Ca serait bien, un journal" me suggèrent certains d'entre vous quand je reçus un à un le Personnel du CHGLF, lors de mon arrivée. Idée géniâââle ! La seule chose qui s'imprimait alors, c'était, dans les esprits, une sinistrose "Qu'est-ce qu'on va devenir ?" ou "On ne sait jamais rien, on n'est pas informé, etc." 6 mois plus tard, en septembre 1995, le Journal était lancé ! 200 exemplaires. Objectif : diffuser de la culture gérontologique, accompagner l'évolution de l'Etablissement, reconnaître ses acteurs...
Le titre, ah, le titre ! Reprendre celui du trimestriel "Vue et Revue" paru 3 fois en 1994 ? Ca évoquait "C'est du déjà vu, etc." Un autre ? Pas facile. "La pomme verte" ? Ca faisait tarte ! A force de ne rien trouver, ce fut "Le Nouveau Journal". Fastoche pour un N°1 ! Très recherché, non ?
Or, un groupuscule extrémiste distribuant gratos Place des Fêtes (PARIS) un torchon politique appelé pareil, notre canard changea de nom au N°3 : "Le Petit Journal". Pas mieux. Ca rappelait "Le Petit Journal Illustré" qui vira nauséabond dans les années 30 ! Heureusement, une boîte de jazz à Montparnasse s'appelle "Le Petit Journal", ça sauve l'honneur.

C'était d'abord un fanzine, photocopié noir & blanc, photos noires sur fond noir, on ne voyait que les dents et le blanc des yeux des photographiés... et encore, s'ils souriaient ! Janvier 1998, une de couv' en couleurs et photos scannées (la vache ! le matos !) ; mai 1998, le N°32 sort 100% couleur (la classe !!).
Mais attention les yeux !
Ca n'a pas toujours donné dans le genre "Fête l'humour, pas la guerre". Avant de prôner la "politique du rire", ce fut celle du pire ! Les premiers numéros brocardaient injustement certains services... c'était nul comme ligne éditoriale... surtout pour gagner des lecteurs ! Le canard était rejeté : "Qu'est-ce qu'on va encore y lire de désagréable ?", qualifié de "torchon" ; un agent me demanda un rendez-vous pour "obtenir l'autorisation directoriale de ne plus lire le Journal institutionnel !". Heureusement, les rubriques "Portrait du mois" et la recette de cuisine sauvaient la mise ! Quoique. Pour la recette, valait mieux éviter d'emballer le poisson dans le "Petit Journal", ça l'aurait fait crever deux fois !
Mea culpa. C'est la passé. Bien sûr, ceux qui ont toujours séparé le Journal de leur bulletin de salaire pour le jeter illico à la poubelle (non ! Pas le bulletin de salaire !) ne peuvent mesurer son évolution... surtout depuis le N°26 où il est adressé à 200 lecteurs extérieurs (Ministère, Tutelles, financeurs, autres CH, CHU, Sites Géront'Aisne <http://www.gerontaisne.asso.fr/>, Presse Locale, quelques amis). L'UNION en parle à 3 reprises : d'ailleurs merci pour le "Une plume occulte à l'hôpital" !
Mais oh la la ! Il a fallu faire cesser de tourner la rotative.
Le journal était clandestin, donc illicite ! Au N°35, il a fallu le déclarer, le faire enregistrer à la Préfecture, la Bibliothèque Nationale de PARIS, celle d'Amiens, le Tribunal d'Instance et quelle joie lorsqu'au N°39, en janvier 1999, nous avons eu notre OURS et notre N° d'ISSN... comme les pros !
En tout cas merci Gutenberg, merci aux lecteurs, merci aux plumes talentueuses qui contribuent à faire du "Petit Journal" ce qu'il est et merci à tous ceux qui font l'actu de l'Établissement sans lesquels il n'y aurait plus de "Petit Journal". Ne manque-t-il pas quelque chose, en août, quand seul le bulletin de salaire est distribué ? L'inverse serait vrai aussi, j'en conviens. Mais au moins, on pourrait en parler dans le
"Petit Journal" !
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